As-tu déjà eu l’impression que tu allais échouer, car tu n’étais pas assez compétent·e ? Tu n’oses pas demander une promotion, car tu penses que tu ne la mérites pas ? Tu refuses ou penses refuser un projet, car tu ne te sens pas à la hauteur ? Tu paniques et n’acceptes pas les compliments ?

Bravo, tu ressens ce que 70 % des gens ressentent à un moment donné dans leur vie, tu vis le syndrome de l’imposteur ! 🎉

Qu’est-ce que le syndrome de l’imposteur ? Nous allons voir ça ensemble, ce qu’il dit de nous et surtout comment l’affronter.

Qu’est-ce que le syndrome de l’imposteur ?

On en parle souvent en entrepreneuriat, mais il est vécu par quasiment tout le monde, peu importe le statut socioprofessionnel, le domaine ou la situation.

Comme je l’ai mentionné, selon le Journal of Behavioral Science, 70 % des personnes en souffrent à un moment de leur vie.

Alors qu’est-ce que le syndrome de l’imposteur ? Comment se caractérise-t-il ?

Selon Wikipédia, « les personnes atteintes du syndrome de l’imposteur, appelé aussi syndrome de l’autodidacte, phénomène de l’imposteur, expérience de l’imposture, expriment une forme de doute maladif qui consiste essentiellement à nier la propriété de tout accomplissement personnel. Ces personnes rejettent donc plus ou moins systématiquement le mérite lié à leur travail et attribuent le succès de leurs entreprises à des éléments qui leur sont extérieurs (la chance, leurs relations, des circonstances particulières). Elles se perçoivent souvent comme des dupeurs-nés qui abusent leurs collègues, leurs amis, leurs supérieurs et s’attendent à être démasquées d’un jour à l’autre. »

Pour vulgariser, voici quelques pensées et questionnements qui viennent avec :

  • Mais pourquoi ai-je dit oui à ce projet ?
  • Oh boy, est-ce que je vais être à la hauteur ?
  • Pour qui je me prends à vouloir me lancer là-dedans ?
  • Non, je n’y arriverais jamais, je n’ai ni les compétences ni l’expérience
  • Ils-Elles vont se moquer de moi, ça va se voir que je n’y connais rien !
  • Je ne suis pas bon·ne là-dedans, je ne devrais pas enseigner — vendre ce service — vendre à ce prix — porter ce projet (raye les mentions inutiles)
  • Les autres sont tellement meilleurs que toi !
  • Je n’ose pas, car je risque d’échouer.
  • C’est grâce aux autres ou à la chance que le projet s’est bien passé.

Le syndrome de l’imposteur te fait douter de tout et surtout de toi. Tu as l’impression de ne rien valoir, de n’avoir aucune légitimité, de ne pas avoir ce qu’il faut pour réussir, de ne pas mériter ce qui nous arrive. Bref, tu es une imposture.

Syndrome imposteur-anthony-tran

Qu’est-ce que le syndrome de l’imposteur ? C’est ce sentiment qui, outre diminue l’estime de toi et te fait douter de tout, t’empêche de dire oui à certains projets, d’oser faire des choses, de demander ton dû. Cela t’empêche aussi d’être fier·e de toi, de te féliciter, de reconnaître que tu as fait du bon travail ou la bonne chose.

D’où vient le syndrome de l’imposteur ?

Pourquoi ce sentiment existe-t-il ? Bonne question !

Certaines personnes disent que ça vient de notre enfance (une faible estime de soi), de la société (la pression de faire toujours mieux).

Cela dit, il s’avère normal et sain de ressentir le syndrome de l’imposteur (jusqu’à un certain point), car cela signifie généralement trois choses :

  • C’est sortir de notre zone de confort : est-ce que le syndrome apparaît quand ça fait 2 ans qu’on passe notre vie à faire des savons avec exactement les mêmes ingrédients et le même procédé ? Non. Il apparaît quand on s’apprête à faire quelque chose de nouveau, qui nous rend nerveux·ses. Comme une nouvelle gamme de savon, un nouveau travail, un nouveau projet, donner des cours à des étudiant·e·s d’environ 20 ans qui n’ont pas choisi d’être dans cette salle de cours.
  • C’est ne pas avoir le melon et qu’on ne se prend pas pour Dieu, Elon Musk ou Rihanna : avoir un ego surdimensionné nous empêche de voir les opportunités et les remises en question, car on se croit « parfait·e » et l’on se repose un peu sur nos lauriers. Or le syndrome de l’imposteur est à l’opposé de ce type d’ego.
  • C’est acquérir de l’expérience : comme disait Socrate « Ce que je sais, c’est que je ne sais rien », c’est-à-dire que la reconnaissance de notre ignorance est l’attitude nécessaire à adopter face à la quête du savoir. En gros « plus j’apprends, plus je suis conscient·e que j’ai encore beaucoup de choses à apprendre ; toute certitude limite mon accès au savoir et renforce mon ignorance. » (#SouvenirsDeTerminale). Savoir qu’on ne sait pas, même si c’est hyper stressant, ça a le mérite de nous pousser à apprendre davantage.

Donc quelque part à la question qu’est-ce que le syndrome de l’imposteur, on peut y répondre que c’est une petite alerte qui nous dit qu’on sort de notre zone de confort pour acquérir de l’expérience.

Comment s’en sortir ?

Même si le syndrome de l’imposteur n’est pas, au fond, une mauvaise chose, ce n’est pas le sentiment le plus agréable du monde. Malheureusement, plus il reste en nous, plus on va s’enfermer dans un cercle vicieux d’évitement aux opportunités et de procrastination. Voici donc quelques actions à mener pour contrer ou du moins diminuer le syndrome de l’imposteur.

Syndrome imposteur-pablo-de-la-fuente
Syndrome imposteur-pablo-de-la-fuente
  1. S’entourer. Il est super facile de s’enfermer dans un schéma de pensées quand on est seul·e. Avoir des ami·e·s, une famille, des mentors ou même un·e manager bienveillant·e qui croient en toi permet d’avoir la petite tape dans le dos qui t’aide à faire taire le syndrome. « Je crois en toi », « Ton évaluation est très bien, “Tu vas y arriver”, “Good job !”, garde tout ça en tête, mieux, fais des captures d’écran ou note-les quelque part pour les relire ;
  2. Diminuer la comparaison. C’est très dur, je sais, mais pour sa santé mentale, c’est essentiel. On ne voit qu’à travers notre prisme et l’on ne connaît pas la vie des autres. Tu n’es pas moi ou ton collègue, je ne suis pas toi ou ton collègue. Instagram et LinkedIn sont de parfaits viviers pour nourrir le syndrome, tout le monde a l’air de réussir alors si tu n’arrives pas à ne pas te comparer, diminue ton temps sur ces réseaux sociaux ou désabonne-toi ;
  3. Célébrer les réussites ! As-tu remarqué qu’on a tendance à ressasser et amplifier les échecs, mais que les réussites sont minimisées et vite oubliées ? Félicite-toi, prends le temps de te récompenser et note tes réussites. Ainsi, tu t’en souviendras quand le syndrome voudra s’installer “J’ai réussi ça et ça, aucune raison de ne pas réussir ça aussi !”
  4. Faire une pause. Parfois fermer l’ordinateur et aller lire, faire un tour du quartier ou un baby-foot, ça permet de souffler, s’aérer et de faire descendre la pression. Tu peux aussi faire un premier jet de ton travail-projet-argumentaire et y revenir plus tard. “Fait vaut mieux que parfait, car parfait signifie pas fait” comme on dit.
  5. Apprendre à être inconfortable. Soyons honnêtes, si l’on était toujours confortable, on ne ferait pas grand-chose, non ? Même si je ne te parle pas de sauter d’un train en marche, dès qu’on pense faire un truc nouveau, un petit stress arrive. C’est normal. Mais la vie est pas mal imprédictible et elle n’a pas pour habitude de nous rendre les choses confortables. Alors plus vite on accepte l’idée d’être inconfortable, plus vite, on peut se concentrer sur autre chose… comme apprendre, se dépasser, demander une promotion, accepter un super job ou donner des cours.

Et après ?

Ce ne sont pas des astuces miracles qui font disparaître le syndrome de l’imposteur comme ça. Cela dit, elles contribuent à sciemment le mettre de côté pour avancer.

Prendre conscience que le syndrome de l’imposteur est présent, c’est déjà un grand pas et cela te permet de faire le tri dans tes pensées et ressentis. En te “forçant” à prendre du recul, tu vas apprendre à te voir à ta juste valeur petit à petit, tu vas oser plus, saisir des opportunités plus souvent et avancer dans ta vie. Car en fin de compte, s’il est là, c’est que tu as envie d’avancer, non ?

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Le syndrome de l'imposteur
Le syndrome de l'imposteur 2
Le syndrome de l'imposteur 3

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