Avec un retour sur investissement supérieur à tous les autres canaux marketing avec 28,5% (source), tu sais que tu dois envoyer des newsletters. Mais comment faire une newsletter qui se démarque des autres ? Nous allons voir ça ensemble !

L’apparence de ta newsletter

Il y a deux écoles ici : ceux qui veulent que la newsletter ressemble à un mail et ceux qui montrent qu’il s’agit bien d’une newsletter.

Personnellement, je préfère qu’il n’y ait pas d’ambiguïté et que la personne sache directement que c’est une newsletter de Télégraphiste. Ceux qui font « type mail » partent du principe que le fond prime et cela donne une impression de proximité. C’est toi qui vois.

Ceci dit, dans les deux cas, je te conseille de soigner ton écriture et si tu appliques des couleurs, de mettre celles de ta charte graphique.

Tu ne sais pas quoi choisir entre le deux formes ? Le mieux est de tester ! Divise ta base de contacts en 2, l’une va recevoir une newsletter avec une forme travaillée et l’autre va recevoir la forme sobre d’un mail. Fais-le 2-3 fois pour avoir des données intéressantes qui te permettront de trancher.

 

Exemples de newsletter

L’objet de ta newsletter

L’objet de ta newsletter est très important. C’est lui qui va donner envie ou non aux contacts de cliquer sur ton mail.

Tu as environ 70 caractères pour inciter au clic. Au-delà, il risque d’être coupé à l’affichage dans la boîte mail de ton contact. Alors autant être précis·e et concis·e, non ?

Au lieu d’un « Je vous présente mes brunchs préférés dans la belle ville de Lyon à découvrir absolument », opte pour « Les 5 meilleurs brunchs à Lyon ».

D’ailleurs, les chiffres incitent beaucoup plus à l’ouverture car la personne a une idée précise de ce qu’elle va découvrir. Un « Les 10 phrases pour relancer un prospect » vaut mieux qu’un « Les phrases pour relancer un prospect ».

Tu peux aussi poser des questions fermées en indiquant que la réponse est dans le mail. Par exemple « Marre de publier sur Instagram sans résultats ? Voici les 5 clés pour réussir ».

Les verbes d’action ainsi que les mots positifs peuvent faire de bons objets car ils poussent au clic.

  • Par exemple « Découvre », « Apprenez » ou encore « Développer » donnent envie d’en savoir plus, notre curiosité est piquée ;
  • Les mots comme « Magnifique », « Exceptionnelle » ou encore « imparable » fonctionnent aussi, car là encore, ça pique notre curiosité, on veut savoir qu’elle est cette recette incroyable !
  • Et paradoxalement, les mots forts mais négatifs peuvent aussi fonctionner, car ça joue sur nos émotions « vous détestez », « fatigué·e ? » ou encore « Marre de »…On veut régler cette situation inconfortable alors on va cliquer.

Des conseils pour éviter de tomber dans les spams :

  • NE PAS ÉCRIRE L’OBJET TOUT EN MAJUSCULE, OK ? c’est légèrement agressif et surtout peu lisible.
  • Éviter de mettre des points de ponctuation à outrance, d’accord ?????!!!! Déjà, parce que ce n’est pas français, un seul point d’interrogation ou d’exclamation suffit pour exprimer son questionnement ou sa surprise. Ensuite, parce que ça prend des caractères pour rien – avec ces caractères, j’aurais pu écrire autre chose comme « vite ! », « Découvrez », etc. Et finalement, parce que ça ne fait pas professionnel tout simplement. C’est typiquement les éléments qu’on retrouve dans des spams qui veulent donner un sentiment d’urgence.
  • Utiliser les 🎉🏃🏼‍♀️ avec parcimonie. Si cela gâche la lecture, au mieux le contact ne fera pas l’effort de lire et au pire, il te classera comme spam.

La plupart des logiciels d’emailing propose l’A/B testing, alors tout comme l’apparence, tu peux essayer différents objets et voir ce qui fonctionne. Tu peux aussi essayer la méthode suivante :

  • Premier envoi avec l’objet initial
  • Deuxième envoi de la même newsletter en changeant seulement l’objet et seulement aux contacts qui n’ont pas ouvert le premier envoi.

Le sujet

Ici aussi, il y 2 écoles : ceux qui mettent tout ce qu’ils ont fait, entendu et lu et ceux qui ne parlent que d’un sujet. Il y a des pour et des contre dans les deux cas.

Dans l’école de tout mettre, cela montre l’étendue de nos connaissances, augmente les probabilités qu’un contact soit intéressé par un des sujets, valorise notre veille et nous permet d’écrire sur plusieurs thèmes.

Dans l’école de n’avoir qu’un thème par newsletter, cela permet de ne pas éparpiller le contact, d’approfondir le sujet sous différents angles, de montrer son expertise et de se concentrer sur la rédaction d’un thème à la fois.

Personnellement, pour le moment, mes newsletters sont thématiques (LinkedIn, Ligne éditoriale, Instagram, Newsletter), car lors de la rédaction d’un article, je pense aux articles annexes qui me semblent importants à rédiger dans la foulée. Typiquement, quand j’ai commencé à écrire un article définissant la newsletter, je me suis dit qu’il était pertinent d’avoir aussi un article sur comment faire une newsletter – ce que tu lis – et un mail commercial.

Je n’exclus pas pour autant d’écrire une newsletter avec des articles variés par la suite.

Newsletter SEO

Le contenu même de ta newsletter

C’est le cœur de ta newsletter ! C’est ce que tu veux transmettre comme information. C’est LE moment où tu lui montres que tu fais plein de choses avec ton actualité et que tu sais plein de choses avec tes articles. Cela doit être intéressant et pertinent pour ton contact.

Il faut que ce soit en accord avec ta ligne éditoriale tant dans ton style rédactionnel que dans les articles que tu proposes.

Il est primordial de bien structurer ton texte pour que ton contact puisse se repérer et se diriger naturellement vers ce qui l’intéresse. Certains utilisent des visuels, d’autres des titres et sous-titres et d’autres des emojis pour différencier les parties et mettre en avant certains éléments. Les possibilités sont variées, ceci dit, une fois que tu as décidé d’une manière de faire, respecte-la pour que ton contact y soit habitué.

Tu as sûrement lu des pratiques qui disent de faire un court texte, d’autres un long ; de mettre les liens vers les articles à la fin ou au contraire dans le texte même. Là encore, c’est selon toi. Si tu es direct·e et que ta charte éditoriale t’incite à être concis·e, nul besoin d’écrire 500 lignes. Si tu aimes que les choses soient bien à leur place, tu mettras les articles dans une section à part. Tu peux aussi mettre les articles à différents endroits pour voir ce qui fonctionne le plus chez tes contacts (le lien d’un article dans un texte, dans un bouton ou dans une image, par exemple).

 

Petit aparté : quand je dis « intéressant pour ton contact », cela n’empêche pas de proposer parfois du contenu léger. Par exemple, l’été, c’est beaucoup plus tranquille et plusieurs entreprises envoient une newsletter légère, estivale. De plus, montrer les coulisses de ton activité ou présenter tes employé·e·s n’est pas particulièrement pertinent, mais c’est intéressant, car cela montre la facette humaine de l’entreprise. Tout dépend de ta ligne éditoriale.

Appel à l'action

L’appel à l’action

L’appel à l’action (call to action en bon français ou CTA) est l’élément qui permet au contact d’aller plus loin. Il ne parcourt pas seulement ta newsletter, il pose une action pour en savoir plus. C’est le fait de cliquer pour lire un article ou pour remplir un formulaire.

Comme tu t’en doutes, il doit être accrocheur.

Dans une newsletter, tu peux avoir deux types d’appel à l’action.

Le premier sera un appel à l’action commercial. Oui, j’ai écrit qu’une newsletter était purement informationnelle et je maintiens, mais tu peux avoir un appel à l’action par défaut qui est là pour permettre au contact de t’écrire quand il aura envie de travailler avec toi. Cet appel à l’action peut être là en tout temps, à la fin de la newsletter. « Faisons le point sur ta communication », « Découvrez notre dernière collection » ou encore « Envie de mieux gérer vos équipes ? Parlons-en » sont des exemples d’appels à l’action possible. Garde en tête que l’emphase n’est pas sur lui, il est là au cas où.

Le deuxième sera l’appel à l’action lié à ton contenu. Tous les liens que tu mets avec un texte accrocheur sont des appels à l’action.

Comment faire une newsletter ?

Tu sais maintenant comment faire.

En moyenne, une personne est inscrite à 6 newsletters et reçoit énormément de mails par jour. Il est donc essentiel de se démarquer. Cela commence avec un objet incitant à l’ouverture et après un contenu incitant à cliquer sur les différents liens. N’hésite pas à tester les différentes combinaisons proposées pour que tu trouves ce qui te convient et convient le plus à tes contacts. En parallèle d’avoir une newsletter solide et pertinente, tu peux avoir un mailing d’opération fort et ainsi optimiser ton retour sur investissement concernant ton mailing global.

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